Cours de patisserie
J’ai commencé un cours de pâtisserie il y a quelques semaines, presque sur un coup de tête. Juillet à Paris, la chaleur un peu lourde, les rues qui se vident doucement… et moi, au lieu de filer en terrasse, je me suis inscrite dans un petit atelier du côté du XIᵉ. Rien de très ambitieux au départ : l’envie de faire quelque chose de mes mains, et surtout de comprendre pourquoi mes gâteaux maison avaient toujours ce petit goût d’à-peu-près.

Le premier jour, je suis arrivée en avance, un peu intimidée. Le laboratoire était déjà tiède, avec cette odeur de beurre et de sucre qui rassure immédiatement. Nous étions une petite dizaine, surtout des femmes, de tous âges. Certaines parlaient déjà de leurs ratés passés, d’autres prenaient des notes comme si elles préparaient un examen. Moi, j’observais. Le chef est arrivé sans cérémonie, tablier noué à la va-vite, et nous a parlé de précision avant même de parler de gourmandise. Peser, tamiser, respecter les temps. J’ai compris très vite que la pâtisserie n’était pas une affaire d’improvisation.
Depuis, chaque séance a son petit rituel. Je traverse Paris avec mon carnet dans le sac, je passe devant les boulangeries encore ouvertes malgré l’été, et je me dis que, peut-être, un jour, je saurai reconnaître un bon appareil rien qu’à sa texture. On a commencé par les bases : pâte sucrée, crème pâtissière, génoise. Des recettes que je croyais simples, et qui se révèlent pleines de pièges. Trop battre, pas assez, aller trop vite… tout se paie.
Ce que j’aime le plus, c’est le silence concentré qui s’installe parfois, juste troublé par le bruit des fouets et des plaques qu’on pose sur le marbre. Et puis les discussions légères pendant que ça cuit : les vacances qui approchent, les soldes, le dernier film vu au cinéma. On goûte, on critique, on recommence. Je rentre souvent chez moi avec un gâteau un peu bancal, mais j’ai cette fierté étrange de l’avoir fait de A à Z.
Je ne sais pas encore si ce cours changera quelque chose de concret dans ma vie. Pour l’instant, il rythme mes semaines d’été, m’apprend la patience et une certaine humilité. Et puis il y a ce plaisir simple, presque enfantin, de sortir quelque chose du four et de se dire : cette fois, c’est moi qui l’ai réussi.
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