Ce qui nous attend en 2010

4 janvier 2010. Paris est encore un peu endormie. Les rues sentent le froid, le café trop chaud et les bonnes résolutions qu’on n’est pas sûres de tenir plus d’une semaine. Je marche emmitouflée dans mon manteau, l’écharpe remontée jusqu’aux yeux, en me demandant ce que cette nouvelle année a bien pu nous préparer. 2010… ça sonne futuriste, non ?

J’ai cette drôle d’impression qu’on arrive à un tournant. Comme si 2009 nous avait un peu fatiguées (moi la première), et que 2010 promettait quelque chose de plus léger. Moins de compromis, plus d’envies. Moins de “je devrais”, plus de “j’ai envie”. J’ai envie de croire que cette année va nous apprendre à nous écouter un peu plus, à dire non quand c’est non, et oui quand c’est vraiment oui.

Côté quotidien, je sens déjà que tout va s’accélérer. On passe nos vies entre deux écrans, deux cafés, deux rendez-vous. Les blogs prennent de plus en plus de place, Twitter s’invite dans nos pauses (oui, je m’y suis mise aussi…), et on commence à partager nos humeurs en 140 caractères. Je ne sais pas si ça nous rapproche vraiment, mais j’aime cette idée qu’on puisse se lire, se suivre, se répondre, même à distance. Comme une conversation qui ne s’arrête jamais.

En 2010, j’ai envie de plus de spontanéité. De dire oui à un dîner improvisé, à un verre de vin en semaine, à un train pris sur un coup de tête. J’ai envie de voyages courts mais intenses, de week-ends qui ressemblent à des respirations, de matins sans réveil (bon, ça, c’est peut-être utopique). J’ai envie de m’ennuyer moins, de vibrer plus.

Et puis il y a cette petite promesse que je me fais en douce : prendre soin de moi sans culpabiliser. Manger mieux sans me priver, sortir sans me justifier, travailler sans m’oublier. Trouver cet équilibre fragile entre ce qu’on attend de moi et ce que, moi, j’attends de la vie.

Je ne sais pas ce que 2010 nous réserve. Personne ne le sait, au fond. Mais j’ai envie d’y croire. D’y entrer sans armure, avec juste un peu d’audace dans les poches et beaucoup de curiosité dans la tête. Si cette année pouvait être celle des choix assumés, des envies respectées et des petits bonheurs quotidiens, alors franchement… je signe tout de suite.

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