day 2 plaisir en mer

Après une première journée un peu mouvementée sur le port de Saint-Malo, je me réveille ce matin-là avec une seule idée en tête : la mer. Juin 2009, les vacances commencent enfin et je me sens prête à troquer mes talons pour des sandales, mon café au coin du bureau pour le parfum salé des vagues. Paris paraît déjà loin, presque irréelle.

Le bateau nous attend, blanc et pimpant, bercé par un soleil timide qui perce à travers les nuages. Dès que je mets le pied sur le pont, j’oublie tout : les emails, les bouchons, les horaires. L’air marin fouette doucement mon visage, et ce mélange d’iode et de liberté a quelque chose d’exaltant. Je me surprends à sourire comme une enfant, à tendre les bras pour « attraper le vent » comme si c’était un cadeau.

Le capitaine, un homme à la voix rocailleuse et au chapeau un peu trop grand, nous guide vers les criques cachées que seule la mer connaît. Les voiles claquent, l’eau s’étire en un bleu presque irréel, et moi, je m’adosse au bastingage, l’appareil photo à portée de main, prête à immortaliser chaque reflet. Il y a un plaisir simple et presque naïf à regarder les mouettes plonger, à sentir le bateau danser sur les vagues.

Le déjeuner se transforme en un véritable pique-nique sur le pont. Fromage, pain frais, tomates cerises et ce vin blanc qui glisse comme de la lumière dans nos verres. Le bruit de l’eau contre la coque est presque hypnotique, et je me rends compte que je n’ai jamais autant ri depuis des semaines. Les histoires fusent, les éclats de voix se mêlent aux cris des enfants qui courent et aux éclaboussures de ceux qui osent plonger dans l’eau froide.

Puis vient l’heure de la baignade. L’eau est vive, surprenante, mais impossible de résister. On se jette à l’unisson, riant aux éclats, chacun savourant ce petit choc contre la fraîcheur de l’océan. La sensation de flotter, de se laisser porter, est incomparable. Ici, pas de stress, pas de planning : juste le plaisir pur, le sel sur la peau et le soleil qui commence à dorer les épaules.

Le soir approche, le bateau regagne le port doucement. Le ciel s’enflamme d’orange et de rose, et je me surprends à penser que Paris pourra bien attendre. Aujourd’hui, c’était la mer, le vent et le rire – et pour moi, c’est exactement ça, le vrai luxe des vacances. Journée parfaite. Journée simple. Journée plaisir.


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