Eat me drink me

Aujourd’hui, j’ai décidé de suivre un mot qui me trotte dans la tête depuis ce matin : Eat me, drink me. Je sais pas exactement pourquoi, ni ce que ça veut dire, mais ça sonnait comme une promesse… et moi, les promesses sucrées, je les prends au sérieux. 😏

Je commence par la pâtisserie du coin, celle avec la vitrine qui me fait toujours hésiter entre envie et culpabilité. Les macarons sont parfaits (rose, pistache, chocolat… je prends les trois, évidemment), et puis un éclair au chocolat noir – dense, brillant, presque intimidant. Premier contact : le glaçage craque sous la dent, le chocolat fond, et là je me dis que Paris, même sous la grisaille d’octobre, c’est magique. Oui, juste magique.

Ensuite, je file chez mon petit café favori (celui avec les tasses un peu ébréchées et le serveur qui connaît mes commandes par cœur). Chocolat chaud XXL, crème qui flotte, cacao partout… Drink me, me souffle la tasse, et je bois. Lentement, parce que les gorgées chaudes méritent d’être savourées, parce que le vent qui traverse la rue me pique les joues et que j’aime bien cette sensation un peu crue d’automne parisien.

Entre deux bouchées, j’écris dans mon carnet (oui, celui que je traîne partout, même dans le métro, même sous la pluie) des pensées décousues. Des mots qui n’ont pas de sens mais qui sentent la cannelle et le sucre, un peu comme ces petites folies qu’on s’autorise quand personne ne regarde vraiment. Et puis je regarde les gens passer, leurs manteaux trop grands, leurs sacs trop lourds, et je souris toute seule (oui, toute seule) à cette idée qu’on peut trouver du plaisir partout, même dans un mardi ordinaire.

Le meilleur, c’est que ce petit rituel transforme ma journée. Chaque bouchée, chaque gorgée, devient une excuse pour flâner, observer, respirer. Eat me, drink me… je crois que c’est juste ça : se permettre de goûter la vie, un éclair et un chocolat chaud à la fois, sans rien justifier.

Et quand je rentre chez moi, les lèvres encore chocolatées et les mains parfumées de café, je me dis que Paris peut bien attendre. Aujourd’hui, j’ai mangé, j’ai bu… et j’ai vécu. Simple. Sucré. Parfait.

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